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dimanche, 30 septembre 2007
L'AUTRE de Florian ZELLER
Florian ZELLER présente ainsi sa pièce : « Oscar Wilde disait que le couple, c'est ne faire qu'un. Oui, mais lequel ? Et si c'était encore un autre ? Dans une oscillation permanente entre le rire et le drame, L'Autre raconte comment l'amour se brise sur la vie quotidienne. Faut-il, pour vivre ensemble à jamais, ne jamais vivre ensemble ? Une triangulaire entre Lui (Stanislas Merhar), Elle (Sara Forestier) et L'Autre (Aurélien Wiik).
Contrairement à l’écriture, le théâtre ne s’arrête pas au moment où l’on écrit la pièce. L'Autre est la première pièce que j'ai écrite. Il me sembalit qu'elle n'avait pas dit, dans sa première version, tout ce qu'elle avait à dire, et que la particularité du théâtre est justement d'avoir plusieurs vies, de pouvoir exister sous différentes formes et de ne pas se résoudre à sa propre extinction. Aussi ai-je tout de suite eu l'espoir de la remonter un jour. L'occasion m'en est offerte aujourd'hui, grâce à l'enthousiasme de certains acteurs et à la confiance d'un directeur de théâtre. Il était important pour moi d'avancer avec des artistes de ma génération, de proposer ensemble un spectacle qui nous ressemble et d'aller trouver dans la vingtaine une énergie et une sauvagerie qui nous permettent de raconter la façon dont on aime à cet âge-là."
La biographie de Florian Zeller :
Jeune professeur de littérature à Sciences-po, Florian Zeller est également écrivain. Il publie à 22 ans son premier roman, "Neiges artificielles", qui reçoit le prix de la fondation Hachette. Il est également l'auteur des "Amants du n'importe quoi", "La Fascination du pire" qui lui vaut l'attribution du prix Interallié en 2004. Il écrit deux pièces "L' Autre", mise en scène au théâtre des Mathurins par Annick Blancheteau et "Le Manège", de Nicolas Briançon avec Marine Delterme et Nicolas Vaude au Petit Montparnasse. En 2006, il publie "Julien Parme" tandis que sa pièce de théâtre "Si tu mourrais" obtient un vrai succès auprès du public et des critiques.
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samedi, 29 septembre 2007
"Van Gogh à Londres", une jeunesse anglaise au Théâtre de l'Atelier
Le Théâtre de l'Atelier à Paris a ouvert sa saison avec "Van Gogh à Londres" du Britannique Nicolas Wright, une fiction sur la jeunesse anglaise de celui qui n'est encore que Vincent, jeune homme de 20 ans arrivant de sa Hollande natale, à mille lieues de son futur destin exceptionnel.
Lire la critique d'Alexandra FRESSE sur le site RUE du THEATRE.
Vincent Van Gogh, vendeur à La Haye pour une filiale de Goupi et Cie de Paris, une des galeries les plus illustres d'Europe spécialisée dans les reproductions d'estampes, est muté à Londres où il séjournera de 1873 à 1876.
A partir également des lettres que Vincent a écrites à son frère Théo et leur "silence" sur ses expériences, le dramaturge a bâti un "mensonge" sur un jeune homme qui "piaffe et se consume d'une double ambition: ouvrir les yeux et les bras au monde et essayer de s'y retrouver".
En quatre saisons étalées entre l'arrivée et le départ de Londres de Vincent, et une unité de lieu, la cuisine d'une maison de Brixton où le jeune Van Gogh loue une chambre, Hélène Vincent signe une mise en scène où se confrontent deux cultures: bourgeoise et calviniste pour Vincent, populaire et athée pour la famille anglaise qui l'accueille.
"Van Gogh à Londres" raconte aussi l'histoire de quatre jeunes de 20 ans -outre Vincent, il y a la fille de la logeuse, son amoureux Sam et la soeur de Vincent, Anna- remplis d'énergie, d'appétit de vivre, rattrapés plus tard par le destin.
Au milieu de leur maelström trône Ursula, la logeuse, veuve depuis 15 ans, femme libre qui revivra une seconde jeunesse éphémère grâce à Vincent.
Quant au jeune Van Gogh, arrivé en costume avec un chemin semblant tracé d'avance, il repart presque clochard et plus mystique que jamais. Mais toujours pas peintre. A peine a-t-il commencé à faire des esquisses, loin d'être abouties.
L'adaptation de Jean-Marie Besset met en avant des dialogues percutants et parfois drôles. "Pour apprécier la peinture anglaise, il faut du temps", raconte ainsi le jeune Van Gogh à sa logeuse. Dans le rôle d'Ursula justement, Josiane Stoleru apporte fragilité et force, passant d'un rôle de "mère" à celui d'amante avec conviction.
Guillaume Marquet, dans le rôle de Vincent, métamorphose physiquement son personnage d'un être à la fois "innocent et impitoyable", dit Ursula au début de la pièce, en un jeune homme en proie plus tard à la "colère et la confusion". Dommage cependant que l'accent hollandais très prononcé du héros gène, surtout au début, la compréhension d'un texte riche.
PARIS, 29 sept 2007 (AFP)
© La Scène © Agence France-Presse
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