vendredi, 17 mars 2006

"La Nuit à l'envers", de Xavier Durringer

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« La Nuit à l'envers », de Xavier Durringer, par la Compagnie « Les planches et les Nuages », dans une mise en scène de Sandrine Brunner, avec la collaboration de Jean-Christopher Barro, également acteur de la pièce, avec Flavie Dony, toute jeune comédienne juste sortie de l'école de théâtre du Studio Muller en 2005, au Centre d'animation Maurice Ravel, 6, avenue Maurice Ravel, Paris - 12ème, du 8 au 12 mars 2006, de 20 h 30 à 21 h 45 (sauf le 12 mars à 15 h 30), Plein tarif : 10€, tarif réduit: 7€. Réservation par courriel ou par téléphone au 01 44 75 60 32.

Le centre d'animation Maurice-Ravel fait partie des 42 centres d'animation de la Mairie de Paris. Géré par l'association loi 1901, le Centre International de Séjour de Paris (CISP), il propose toute l'année et pour tout public des activités sportives, culturelles et artistiques.

L’histoire : Un homme, une femme, une nuit, un lit, dans une chambre triste, deux solitudes. "La rencontre est vénale, mais elle va prendre un tour inattendu". La transaction n’est pas celle que l’on attend, une histoire intime crève la surface violente et sordide de l’échange. C’est "La Nuit à l’envers".

Lola et Jean sont deux personnages très opposés sur plusieurs points : Lola est fataliste, consciente de la réalité parfois très rude de la vie. Elle est souvent sur la défensive afin de se protéger contre une vie qui lui a déjà joué bien des tours. Jean est un personnage qui vit hors de la réalité. Il s’est fabriqué un monde plus clément dans lequel il s’évade souvent. Il est d’une fragilité extrême, il recherche un appui, une présence. Le point commun entre ces deux personnages est cette solitude imposée qu’ils vivent chacun différemment mais très douloureusement. "C'est souvent longtemps après qu'on s'aperçoit qu'on est relié à quelqu'un sans le savoir..."

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La critique de Théâtre Passion : "Des dialogues singuliers, pourtant un texte simple, avec la force de l'évidence, une mise en scène très douce, deux éléments de décor, un drap de tente incliné cachant le lit et une chaise en forme de coeur, des jeux de lumière, qui oscillent entre le blanc et le rouge, pour varier la tonalité des mots, et un jeu si juste... Lui, en tenue de pêcheur, les yeux étonnés, un peu paumé, philosophant sans le savoir. Elle, d'abord femme brune maquillée, une séductrice pressée, en dessous noirs, à peine couverte par une chemise transparente qui virevolte (avant de se métamorphoser à la fin, les cheveux chatains, en jean et basket). Le face à face semble classique. Mais une intrigue, à peine esquissée, s'installe très vite, puis se découvre peu à peu. Que cherche-t-il ? A l'évidence, autre chose que les hommes qui défilent habituellement chez elle. Il a des accents de violence, vite réprimée. Et l'on pourrait craindre à de brefs moments une issue tragique. Mais tel n'est pas l'objet du propos de l'auteur, qui veut nous parler de la vie toute simple et de la solitude de deux êtres si différents. Les deux acteurs sont parfaitement coulés dans le physique et le comportement de leurs rôles. Le masque des archétypes va se dissoudre. Jean-Christopher Barro, puis Flavie Dony surtout, qui passe de l'agacement à la surprise, font surgir des émotions, d'abord fugaces, qui envahissent progressivement toute la scène... "

La critique de Morgan Faligot publiée par le souffleur...

Xavier Durringer est né le 1er décembre 1963 à Paris. Il dirige la compagnie de Théâtre "La Lézarde" depuis 1989, pour laquelle il écrit et met en scène les spectacles. Il écrit et réalise également pour le cinéma. Il débute à Cergy-Pontoise. Ses premières pièces (Bal-Trap / Ed. Théâtrales ; Une envie de tuer sur le bout de la langue/Ed. Théâtrales ; La Quille) jouent avec une langue crue en prise avec des réalités amoureuses chaotiques. Avec Surfeurs en 1998, il conquiert le Festival d'Avignon. Depuis, ses pièces sont jouées dans les théâtres les plus reconnus en Europe. Il réalise aussi des courts et des longs métrages (La Nage indienne, Les Vilains…). Il vient d’achever le tournage d’une fiction en Thaïlande : Chok dee. « L’intégrale DURRINGER » a été jouée en mai 2004 au Théâtre 95 de Cergy Pontoise.

Une nouvelle programmation de la pièce « La Nuit à l’Envers », jouée quatre fois à Paris par la Compagnie « Les planches et les Nuages », avant le Festival artistique étudiant, n’est pas encore envisagée. Car cette compagnie travaille actuellement sur deux nouveaux projets : l’un mis en scène par Sandrine Brunner, une adaptation du roman de Valérie Zenatti, « Une bouteille dans la mer de Gaza », l’autre par Flavie Dony, « Le Malentendu de Camus ». Vous pouvez contacter Théâtre Passion si vous voulez avoir des informations sur ces deux projets.