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<title>La critique de théâtre - 4._anton_tchekhov</title>
<description>Site consacré au théâtre</description>
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<title>Lecture de Bernd SUCHER, &quot;Anton Tchekhov : le sourire sous les larmes ...&quot;</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (FEJA)</author>
<category>4. Anton TCHEKHOV</category>
<pubDate>Sun, 05 Mar 2006 00:10:00 +0100</pubDate>
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&lt;strong&gt;Les passions de Bernd SUCHER, &quot;Anton Tchekhov : le sourire sous les larmes ...&quot;, aux Ateliers Berthier (Théâtre de l'Odéon), le 4 mars 2006, dans une traduction française de Nicole Taubes, avec Astrid Bas et Hervé Briaux&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://theatrepassion.blogspirit.com/images/medium_b_sucher.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Bernd SUCHER est le critique théâtral allemand de la Süddeutsche Zeitung. Il proposa en 1999 à deux acteurs du Residenztheater de Munich une expérience inédite: présenter à ses côtés sa vision personnelle d’un auteur, dans un cadre tenant à la fois de la conférence et de la lecture mise en espace. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le succès remporté par la première séance leur valut des invitations dans différents théâtres d'Allemagne, d'Autriche, de Suisse, et persuada Bernd Sucher qu’il valait la peine de poursuivre l’entreprise. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fil des années, « Les Passions de Bernd Sucher » sont donc devenues une sorte de feuilleton non dénué d'humour, au cours duquel le critique se risque à son tour devant le public pour lui proposer, selon son bon plaisir, ses portraits d’écrivains du XIXème et du XXème siècles, connus et moins connus, européens ou non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est ainsi venu pour la première fois aux Ateliers Berthier à Paris en 2005 offrir, en langue française, dans une traduction de Nicole Staub, sa version personnelle de la vie et de l'oeuvre d'Henrik Ibsen, comme toujours flanqué de deux comédiens complices, en l’occurrence Astrid Bas et Hervé Briaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le cadre des manifestations organisées autour de la pièce « Sur la grand'route » d'Anton Tchekhov, à l’affiche du 23 février au 25 mars 2006, dans une mise en scène de Bruno Boëglin, Bernd Sucher se produit à nouveau aux ateliers Berthier avec Astrid Bas et Hervé Briaux, le 4 mars 2006, pour présenter sa vision personnelle de la vie et l'oeuvre d'Anton Tchekhov.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Tchekhov est à placer au même rang que Shakespeare», affirme Bernd Sucher. «Il décrit la vie même, qui s’explique aussi peu qu’on explique une carotte. Ses pièces sont des comédies sur la terrible dérision de l’existence. Sur le désir et la déception. Mais on méconnaîtrait Tchekhov si l’on passait à côté de la profonde humanité qui le distingue. Il était intègre et génial – rare conjonction.» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La comédienne &lt;strong&gt;Astrid Bas&lt;/strong&gt; est ancienne élève du Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique (promotion 1996) et de l'Ecole du Théâtre National de Strasbourg (Jeune théâtre national 1998-1999). Elle a travaillé au Théâtre avec entre autres Alain Ollivier, Anatoli Vassilieff, Frédéric Fisbach, Yves Beaunesne. Elle jouait récemment en 2004-2005, dans la pièce « La Rose et la Hache », d’après Richard III de Shakeaspeare, mise en scène par Georges Lavaudant, et Ecrire/Roma mis en scène par Jean-Marie Patte. Elle a mis en scène en 2003 Matériau Platonov aux Ateliers Berthier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hervé Briaux&lt;/strong&gt;, qui jouait le rôle de Gaston d’Orléans en 1992 dans le film « Louis, enfant Roi » réalisé par Roger PLANCHON, sera à l’affiche des Ateliers Berthier du 4 au 20 mai 2006, dans une mise en scène théâtrale d’un roman de Thomas Bernhard, &lt;a href=&quot;http://www.theatreonline.com/guide/detail_piece.asp?i_Region=&amp;i_Programmation=12554&amp;i_Genre=&amp;i_Origine=&amp;i_Type=&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&quot;Des arbres à abattre&quot; &lt;/a&gt;, réalisée par Patrick PINEAU.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.culturactif.ch/traducteurs/taubes.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nicole Taubes&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; est née à Paris où elle obtient tout d'abord une licence de biologie à la Sorbonne. Désirant s'imprégner de la langue et de l'histoire allemandes, elle postule et obtient (1962) un poste de &quot; Diplomantin &quot; à l'Institut für Allgemeine Biologie, à Berlin-Est. Elle restera 12 ans dans cette ville, mais changera de profession et trouvera très vite son &quot;véritable but, la destination secrète de son voyage&quot; comme elle le dit elle-même, i.e. la traduction. D'abord la traduction technique, ou généraliste, mais depuis 1992, membre de l'Association des Traducteurs Littéraires de France, Nicole Taubes se consacre entièrement à la traduction littéraire et obtient en 1998 le prestigieux Prix Gérard de Nerval de la traduction, décerné par la Société des Gens de Lettres à l'occasion de la parution de sa traduction chez José Corti de La Nef des fous de Sébastien Brant, ouvrage qui connaît en 2004 sa 2e édition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Irène Weber-Henking&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les deux traductions des lectures de Bernd Sucher réalisées par Nicole TAUBES : « Les Passions de Bernd Sucher : Henrik Ibsen » et « Bernd Sucher, Tchekhov et passions : le sourire sous les larmes ».&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://theatrepassion.blogspirit.com/images/medium_tchekhov.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une &lt;a href=&quot;http://www.russie.net/litterature/tchekhov.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;biographie&lt;/a&gt; de Tchekhov et la &lt;a href=&quot;http://www.russie.net/litterature/tchekhov_biographie.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;chronologie&lt;/a&gt; de sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une critique de cette lecture de Bernd Sucher sera prochainement ajoutée à ce texte...
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<title>&quot;Plaisanteries&quot;, d'après des textes de TCHEKHOV</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (FEJA)</author>
<category>4. Anton TCHEKHOV</category>
<pubDate>Sun, 29 Jan 2006 11:50:00 +0100</pubDate>
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&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://theatrepassion.blogspirit.com/images/medium_affiche_cdr_tchekov.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Les comédiens du Rhin,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;dans une mise en scène de Catherine Besançon,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;à Strasbourg, du 27 janvier au 4 février 2006,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;au &lt;a href=&quot;http://www.creps-strasbourg.jeunesse-sports.gouv.fr/UntitledFrameset-20.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;CUBE NOIR&lt;/a&gt; / Creps,&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des acteurs entrent en scène, un tas de chaises va susciter chez eux un besoin de se regrouper, ils en choisiront une chacun leur tour et s'installeront. Ils deviendront la mémoire d'un groupe d'amis de l'auteur qui sera lui-même incarné par un acteur. Ils seront toujours de connivence sur scène et rebondiront naturellement tour à tour sur les textes en s'attribuant des rôles sous forme de &quot;plaisanteries&quot;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une histoire sera construite par ces entrelacs de textes, notre histoire, la vie d'une famille abordant la difficile épreuve du Mariage, de la Demande à la Cérémonie en passant par la Messe ! Ces instants de vies verront se croiser des personnages hauts en couleurs dépeints de main de maître par la plume acérée de TCHEKHOV. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La créativité de ce travail réside dans le choix personnel du metteur en scène pour des textes puisés dans l'oeuvre de TCHEKHOV ainsi que dans ses correspondances tout en respectant l'écriture originale. Il en résulte une histoire de famille tout à fait inédite en tant que pièce de théâtre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Spectacle présenté par les &lt;a href=&quot;http://theatralis.free.fr/index.php?menu=02&amp;prog=82&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Comédiens Du Rhin&lt;/a&gt;, avec le soutien de &lt;a href=&quot;http://www.culture-alsace.org&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;l'Agence Culturelle d'Alsace&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adresse et Réservation : Cube Noir du CREPS, 4 allée Sommerhof, 67200 Strasbourg, de 20 h 30 à 22 h, réservation : Cécile LELEUX au 03 88 61 00 05.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Le mariage de Figaro&quot; de Beaumarchais sera joué dans cette même salle par la Compagnie &lt;a href=&quot;http://www.lamesnieh.com/Saison.html/indications%20dramaturgiques%20MIS.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La Mesnie - Jacques Bachelier&lt;/a&gt;, du 28 février au 26 mars 2006.
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<title>Le Théâtre Russe : pièces à l'affiche</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (FEJA)</author>
<category>4. Anton TCHEKHOV</category>
<pubDate>Mon, 23 Jan 2006 08:55:00 +0100</pubDate>
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Le Théâtre Russe : pièces à l'affiche mentionnées par &lt;a href=&quot;http://www.art-russe.com/rubrique.php3?id_rubrique=13&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;art-russe.com &lt;/a&gt;
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<title>La Mouette</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (FEJA)</author>
<category>4. Anton TCHEKHOV</category>
<pubDate>Sat, 21 Jan 2006 23:35:00 +0100</pubDate>
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Cette pièce est actuellement jouée dans deux Théâtres à Paris et à Bobigny.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Siráj, La Mouette : Árpád Schilling met en scène Tchékov :&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.siraj.kretakor.hu/english/main.html &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La mouette (Siraj), &lt;/a&gt;, dans une mise en scène d'Árpád Schilling, par la &lt;a href=&quot;http://www.kretakor.hu/eng/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;compagnie Krétakor &lt;/a&gt;de Budapest, en hongrois avec traduction simultanée, avec Irina Nikolaevna Arkadina, une actrice, Eszter Csákányi; Pjotr Nikolaevitch Sorin, son frère, József Gyabronka; Konstantin Gavrilovitch Treplev, son fils, Zsolt Nagy; Nina Saretchnaya, une jeune fille, Annamária Láng; Boris Trigorin, un écrivain, Tilo Werner; Evgeni Sergeevitch Dorn, un médecin, Sándor Terhes; Shamraev, un propriétaire, Péter Scherer; Polina Andreevna, sa seconde femme, Borbála Péterfy; Masha, sa fille, Lilla Sárosdi; Medvedenko, un professeur, László Katona.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette représentation est programmée du 20 au 29 janvier à la salle de répétition de la &lt;a href=&quot;http://www.mc93.com/index_f.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;MC 93 de Bobigny&lt;/a&gt;, 1, bd Lénine, dans le cadre de la 3ème édition du &lt;a href=&quot;http://www.mc93.com/public/artistik/saison/stand_id/index.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Festival Le Standard Idéal&lt;/a&gt;, à 20h, le dimanche à 15h30, durée 3 h 15.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né à Ceglèd en 1974, Arpád Schilling a commencé le théâtre à dix-sept ans, il a très vite abandonné le jeu pour la mise en scène. Après avoir commencé une formation à l'Ecole supérieure des arts dramatiques de Budapest, il fonde Krétakör en 1995. Durant ses études, il continue à travailler avec sa compagnie et signe les mises en scène d'Ennemi Public d'István Tasnádi en 1999, La Maison de Bernarda Alba de Lorca en 2000. Il monte également Platonov de Tchekhov avec les élèves du Théâtre National de Strasbourg.  Le plus important spectacle de Krékatör à cette période est Baal de Brecht (1998), cette création l'a fait découvrir internationalement. En 2000 à la fin de ses études, Arpád Schilling et Maté Gáspár établissent Krékatör comme compagnie permanente avec une équipe d'acteurs et de techniciens, ils produisent deux à trois spectacles par an. Après Nexxt Megszállottak (Fanatiques !) d'après Miller, Liliom de Molnár et Léonce et Léna de Büchner, il monte W.-le cirque des travailleurs d'après Woyzeck. Tous ces spectacles ont été joués à la MC93. En septembre 2002 à la MC93, il crée Hazám, Hazám (Pays, mon cher pays) qui s'inspire de La Mort de Danton. En décembre 2002, il met en scène La Nuit de Walpurgis avec les comédiens de la Schaubühne et Richard III de Shakespeare au Piccolo de Milan. En octobre 2003, il crée à Budapest La Mouette de Tchekhov, qui reçoit de nombreux prix et qui est jouée dans de nombreux pays européens. En 2004, il crée Le Misanthrope de Molière et la création collective Blackland, présentée à la MC93 en avril 2005. En 2005, il dirige un stage sur Hamlet de Shakespeare au Burgtheater de Vienne et monte Phèdre texte écrit par István Tasnádi, produite et jouée au Salzburger Festwochen puis à Zürich, Stuttgart, Berlin et Budapest. Il a réalisé trois films Nexxt (2001), Sans commentaire (2003) et Au-delà de la frontière présenté au Festival de Venise.&lt;br /&gt;Il a reçu de nombreux prix pour ses créations et notamment le prestigieux Prix Stanislawski à Moscou en décembre 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a dix ans, Arpád Schilling a réuni quelques personnes et, par un travail d'équipe intensif, a mis en scène le roman de Jean Cocteau, Les enfants terribles. Ce travail, dont le résultat fut le spectacle intitulé Le Grand jeu est considéré comme le départ de Krétakör. Krétakör signifie &quot;le cercle de craie&quot; en référence à la pièce de Brecht. Mais ce nom est surtout choisi pour les symboles qu'il représente. &quot;Le cercle trace un cadre à l&quot;intérieur duquel les gens se rassemblent. La craie évoque le caractère éphémère et éternel du théâtre. Un cercle dessiné avec de la craie peut être très facilement effacé. Mais il peut toujours être retracé ailleurs.&quot; Krétakör a conservé jusqu'à ce jour cette mobilité de la pensée et de la forme, même s'il est devenu une compagnie permanente disposant d'un répertoire de plus en plus large. Fruit de dix ans de travail, cette troupe jadis dite &quot;alternative&quot;, composée au départ d'une poignée d'acteurs débutants, a réussi aujourd'hui à se hisser au premier rang de la scène théâtrale européenne. Récompensée en 2004 par les prix hongrois les plus prestigieux, la compagnie est devenue au cours de ces dernières années le premier représentant à l'étranger de l'art dramatique hongrois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«La Mouette fait feu sans artifice&quot;,&lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/page.php?Article=353216&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;une critique de René SOLIS&lt;/a&gt;, dans Libération du 23 janvier 2006. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Dans une traduction et une mise en scène de VIRGIL TANASE &lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;du 17 janvier au 11 mars 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;au &lt;a href=&quot;http://www.theatremouffetard.com/?rub=37&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Théâtre Mouffetard&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Distribution : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre AZÉMA (Dorn), &lt;br /&gt;Denis BARRÉ(Treplev), &lt;br /&gt;Ioana CRACIUNESCU (Arkadina), &lt;br /&gt;Margaux DELAFON(Macha), &lt;br /&gt;Marc NADEL (Chamraev), &lt;br /&gt;David LEGRAS (Trigorine),&lt;br /&gt;Christine BELLIER (Polina), &lt;br /&gt;Luc SONZOGNI(Medvedenko), &lt;br /&gt;Caroline VERDU(Nina),&lt;br /&gt;Albert BOURGOIN(Sorine)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scénographie et costumes Doina LEVINTZA&lt;br /&gt;création sonore Stefania Laptes
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<title>Le Théâtre de TCHEKHOV</title>
<link>http://theatrepassion.blogspirit.com/archive/2006/01/21/biographie.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (FEJA)</author>
<category>4. Anton TCHEKHOV</category>
<pubDate>Sat, 21 Jan 2006 23:20:00 +0100</pubDate>
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Né en 1860 à Taganrog en Crimée, Anton Pavlovitch Tchekhov fit ses études de médecine à Moscou. Il travaille comme journaliste, publie des contes humoristiques avant de trouver sa voie, celle de romancier et dramaturge passionné par les problèmes de la personnalité et de la vie humaine. Son oeuvre réunit quinze pièces de théâtre et plus de six cents nouvelles. Ses premiers écrits sont publiés en 1879, il écrit sa première pièce Ivanov en 1887. Après un voyage en Sibérie en 1830, il écrira Lettres de Sibérie et L'île Sakhaline. En 1896, La Mouette connaît un vif succès au Théâtre d'Art de Moscou, où sont ensuite créés Oncle Vania, Les Trois Soeurs et, en 1903, La Cerisaie. Atteint de phtisie, il se retire en Crimée. En 1903, il se marie avec Olga Knipper. Tchekhov meurt en Allemagne dans la nuit du 1er au 2 juillet 1904&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le théâtre de Tchekhov, ce n’est pas le XIXesiècle qui s’achève mais le XXesiècle qui commence. Car Tchekhov a placé l’ambiguïté, cette vertu du XXesiècle, au cœur de son texte. Une dramaturgie des interrogations et non pas une dramaturgie des réponses. D'ailleurs sa manière de dresser les dialogues rattache souvent Tchekhov aux techniques de l’absurde, propres à Beckett ou Ionesco. Quand l'exactitude du regard s’accompagne d’une économie d’écriture... Oui, son approche clinique du quotidien fait de lui le précurseur des auteurs contemporains qui vont de Kafka à Peter Handke.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les œuvres de Tchekhov mettent en cause le goût classique pour l’action centrale au profit d’une multiplication d’événements dramatiques, apparemment infimes. Et avec la fameuse tétralogie (La Mouette, Oncle Vania, Les trois sœurs, La Cerisaie.), une nouvelle manière de faire du théâtre a surgi... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•Dans La mouette, sur fond de conflit familial, s’opposent des conceptions opposées sur l’art, cela débouche sur la mort de Tréplev le jeune homme qui rate l’amour, autant que la création.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•Oncle Vania expose les différentes formes d’un échec généralisé dans la vie, que ce soit dans l’amour ou le travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•Les Trois sœurs raconte le projet voué à l’insuccès de trois filles de général, perdues dans une ville de province et qui espèrent vainement retrouver Moscou, leur paradis perdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•La Cerisaie s’articule autour de la relation entre les anciens propriétaires d’une cerisaie, criblés de dettes, qui sont obligés de vendre, et Lopakhine, le riche marchand qui en deviendra le nouveau propriétaire. Un monde s’achève...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il faut exprimer les souffrances comme elles s’expriment dans la vie, c’est-à-dire pas avec des gestes, des pieds et des mains mais par l’intonation, le regard, non par des gesticulations mais avec grâce. Vous m’objecterez « Mais les nécessités de la scène ? » Il n’est point de nécessité qui autorise le mensonge. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme dans toute littérature, il y a deux courants dans la littérature russe. Il y a les écrivains qui ont une idées et qui voient tout selon cette idée (Tolstoï, Dostoïevski)… Et puis il y a Pouchkine qui dit « Le poète doit être impartial comme le destin ». C’est aussi le point de vue adopté par Shakespeare qui ne juge pas, qui présente les choses... Tchekhov est en profondeur lié avec Pouchkine par cela, par ce souci d’apparente impartialité, de présentation d’un univers global, contradictoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je crois que les romanciers n’ont pas à résoudre des question comme Dieu, le pessimisme etc… L’affaire du romancier c’est seulement de montrer qui, comment et dans quelles circonstances a parlé de Dieu et du pessimisme ou y a pensé. L’artiste ne doit pas être juge de ses personnages ni de ce qu’ils disent mais seulement LE TEMOIN IMPARTIAL ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tchekhov ne nous dit pas dans ses pièces « voilà ce que je pense », mais « voilà comment je vous présente les choses »… Libre à vous de penser ce que vous voulez. C’est pour cela que des gens très différents ont pu se reconnaître dans Tchekhov et qu’on a pu à bon droit penser qu’il était soit un prophète de la révolution, soit au contraire de la contre-révolution… Tchekhov ne présente pas l’un ou l’autre mais le système qui représente l’ensemble. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Quand vous demandez à l’artiste de prendre conscience de son travail, vous avez raison. Mais vous mélangez deux idées différentes : la solution du problème et l’énoncé correct du problème. L’artiste n’a à s’occuper que de la seconde chose. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’originalité de l’écriture de Tchekhov c’est que les mots prennent un sens au fur et à mesure que la pièce évolue et que leur sens n’est pas limité à leur sens lexical mais aussi au rythme de la phrase dans laquelle ils paraissent, à la nature du personnage qui les disent, au moment où le personnage les disent. Ce qui fait le mouvement n’est plus l’action. Ce qui compte dans la pièce n’est pas tellement ce qui est dit mais ce qui se situe dans l’intervalle, dans la non concordance entre ce qu’on dit et la situation dans laquelle on le dit. Force est de constater que jamais il n’y a une conversation normale dans une pièce de Tchekhov, il y a toujours deux monologues, croisés à la rigueur, mais jamais une conversation. En cela encore on peut considérer que Tchekhov a ouvert la voie à la dramaturgie moderne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la modernité de Tchekhov n’est pas seulement théâtrale, elle est aussi morale. Tchekhov est constamment resté à l’écart des grands projets politiques et de toute action collective. Son intérêt s'est dirigé vers la sauvegarde de la nature menacée, vers des actions locales, concrètes, immédiates : plantation d’arbres, construction d’écoles, lutte contre le choléra ou la famine. Avec discrétion et constance, il a mis en œuvre tout au long de sa vie ses préoccupations écologiques et humanitaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous conservons donc de Tchekhov ce regard d’amour inoubliable qui illumine les photos qu'on a de lui. Il aura traversé toute sa vie avec un doux sourire, lui qui a si bien mis en scène les humains dont le destin se joue... et que le bonheur fuit... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Si un artiste en lequel la foule aurait foi se décidait à déclarer qu’il ne comprend rien à ce qu’il voit, ce serait un grand apport dans le domaine de la pensée et un grand pas en avant. Il n’y a que les imbéciles et les charlatans pour tout savoir et tout comprendre. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://jacques.casari.free.fr/capconcours/prog/2005/general.htm &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jacques CASARI&lt;/a&gt;
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